Reporters sans frontières agit dans un domaine où l’attention publique est essentielle, mais rarement facile à maintenir. Les campagnes de défense de la liberté de la presse doivent souvent rendre visibles des situations complexes, parfois éloignées du quotidien du grand public. Pour la campagne FREE GLEIZES, l’enjeu était clair : soutenir Christophe Gleizes, journaliste sportif français, et porter publiquement l’appel à sa libération.
Christophe Gleizes n’est pas un nom abstrait dans le monde du journalisme sportif. Collaborateur de So Foot et de Society, il s’est fait connaître par des reportages de terrain, notamment autour du football africain. Son travail l’a conduit à enquêter sur des histoires où le sport dépasse souvent le simple cadre du match : trajectoires de joueurs, réalités sociales, clubs populaires, liens entre football et territoire.
Son déplacement en Algérie s’inscrivait dans cette logique de reportage. Il travaillait notamment autour de la Jeunesse Sportive de Kabylie, club historique de Tizi Ouzou, et de l’histoire d’Albert Ebossé, l’attaquant camerounais mort en 2014 après un match de JSK. C’est dans ce contexte journalistique qu’il a été arrêté à Tizi Ouzou, avant d’être placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire algérien.
Le 29 juin 2025, Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison en Algérie. Les accusations portaient sur une « apologie du terrorisme » et la « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national », liées à des contacts anciens avec un responsable du football à Tizi Ouzou également associé au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, classé organisation terroriste par les autorités algériennes en 2021. RSF conteste fermement cette condamnation et présente son cas comme celui d’un journaliste emprisonné pour avoir exercé son métier.
C’est cette histoire qui donne tout son sens à l’écharpe. RSF présentait Christophe Gleizes comme un journaliste sportif condamné à sept ans de prison pour avoir informé. La campagne avait donc besoin d’un objet capable de faire circuler un message simple, visible et immédiatement reconnaissable.
L’écharpe répondait bien à cette fonction. Elle pouvait être portée, photographiée, brandie, vendue sur la RSF boutique et utilisée comme signe de ralliement. Dans les mots de la campagne, elle permettait d’« afficher les couleurs », de « porter le message partout » et de rappeler que « le match pour la liberté de la presse n’est pas terminé ».
Hercules Merchandising est intervenu une fois cette intention clairement définie. Le rôle n’était pas de créer un simple produit promotionnel, mais de transformer une idée de mobilisation en une écharpe tissée crédible, lisible et adaptée à une campagne publique.
Christophe Gleizes, une histoire liée au football et au reportage
La force de la campagne FREE GLEIZES tient en partie au parcours de Christophe Gleizes. Son profil rendait l’usage d’une écharpe de supporter particulièrement cohérent. Il ne s’agissait pas de plaquer un code sportif sur une cause extérieure au sport. Le sport faisait déjà partie de l’histoire.
Reporter spécialisé dans le football, Christophe Gleizes a travaillé sur des sujets où le terrain compte autant que le résultat. Les clubs, les villes, les joueurs et les supporters sont souvent les points d’entrée de ses récits. Dans son cas, le football n’est pas seulement une rubrique. C’est une manière de raconter des sociétés, des parcours humains et des tensions locales.
Son travail en Algérie portait notamment sur la JS Kabylie, club majeur de Tizi Ouzou, fortement lié à l’identité kabyle, ainsi que sur Albert Ebossé, dont la mort en 2014 reste un sujet sensible. Ce contexte explique pourquoi la campagne pour sa libération a rapidement trouvé un écho dans le monde du football et du journalisme sportif.
Après sa condamnation, Christophe Gleizes a été incarcéré en Algérie, à Tizi Ouzou. Pour RSF, son cas concentre un enjeu plus large : la défense du droit d’enquêter, de rencontrer des sources et de travailler comme journaliste sans que ce travail soit criminalisé.
L’écharpe FREE GLEIZES ne remplaçait évidemment pas le fond de cette mobilisation. Elle donnait simplement au public une manière visible d’y prendre part.
Une campagne de solidarité portée par RSF
RSF est une organisation internationale de référence dans la défense de la liberté de la presse. Son travail s’appuie sur des campagnes publiques, des actions de plaidoyer et un soutien concret aux journalistes menacés ou emprisonnés. Avec FREE GLEIZES, cette mission s’est incarnée dans une campagne autour d’un cas précis.
La particularité de cette mobilisation tenait aussi au profil de Christophe Gleizes. Son travail de journaliste sportif donnait à la campagne un lien naturel avec l’univers du sport, sans qu’il soit nécessaire d’en faire une opération footballistique classique. L’écharpe de supporter permettait d’utiliser un langage familier : les couleurs, les tribunes, le soutien, le message porté collectivement.
Ce lien avec le football n’était pas théorique. La mobilisation autour de Christophe Gleizes a aussi trouvé un écho dans le monde du ballon rond, jusqu’à des clubs et institutions qui ont publiquement exprimé leur solidarité. Dans ce contexte, la date importante prévue à Lens donnait à l’écharpe une utilité très concrète : disposer d’un objet visible, prêt à être porté ou montré au moment où la campagne avait besoin d’être reconnue.
Lens n’est pas une ville neutre lorsqu’on parle de soutien populaire. Le Racing Club de Lens est associé à une culture de tribune très identifiable en France. Sans transformer la campagne FREE GLEIZES en opération de club, ce contexte rendait l’usage d’une écharpe particulièrement lisible pour un public habitué aux codes du soutien collectif.
RSF n’a pas utilisé ces codes pour imiter un club. L’objectif était plus direct : donner aux soutiens un objet qu’ils pouvaient comprendre immédiatement et utiliser sans explication longue. Acheter l’écharpe, la porter ou la montrer revenait à rejoindre une mobilisation publique.
Cette logique explique pourquoi l’écharpe avait sa place sur la boutique de RSF. Elle fonctionnait à la fois comme produit de soutien, objet de campagne et support de collecte, avec des bénéfices reversés à RSF et à la campagne pour la libération de Christophe Gleizes.
Pourquoi une écharpe de supporter personnalisée était le bon format
Une écharpe de supporter personnalisée fonctionne bien lorsqu’un message doit être visible. Elle donne de la présence à une phrase, à des couleurs et à une cause. Contrairement à un badge ou à un flyer, elle peut être portée dans la rue, tenue devant soi, affichée dans une photo ou conservée comme objet de campagne.
Pour RSF, l’écharpe devait remplir plusieurs rôles en même temps. Elle devait porter le message FREE GLEIZES, faire écho au monde du sport, rester accessible aux soutiens et servir de produit solidaire vendu en ligne. Le format supporter réunissait naturellement ces besoins.
C’est aussi ce qui rend les écharpes personnalisées intéressantes au-delà des clubs et des tribunes. Leur langage visuel est connu, mais leur usage peut changer. Une écharpe peut soutenir une équipe, marquer un événement, accompagner une campagne ou donner une visibilité commune à un groupe de personnes.
RSF résumait très bien cette intention :
« De cette mobilisation est née une écharpe de supporter : pour afficher les couleurs, porter le message partout et rappeler que le match pour la liberté de la presse n’est pas terminé. »
Ce que cette campagne peut apprendre aux organisations
L’écharpe FREE GLEIZES montre qu’un bon produit de campagne commence par le contexte. RSF avait une cause claire, un message court, un lien naturel avec le sport à travers Christophe Gleizes et une communauté de soutiens prête à relayer la mobilisation.
Le projet rappelle aussi que le merchandising ne doit pas être traité comme une simple décoration. Lorsqu’il est bien choisi, il donne au public un moyen de participer. Il aide un message à sortir des communiqués, des réseaux sociaux ou des pages de campagne pour devenir visible dans des espaces plus quotidiens.
Dans le merchandising sportif, les objets les plus efficaces ne sont pas toujours les plus complexes. Ce sont souvent ceux qui se comprennent immédiatement. L’écharpe de RSF y parvenait parce qu’elle associait un format connu à un message clair.
Pour Hercules Merchandising, ce projet montre comment une écharpe de supporter personnalisée peut dépasser le cadre habituel des clubs et des jours de match. Dans le bon contexte, le même format peut devenir un objet de campagne, un produit solidaire et un signe public de mobilisation.
L’écharpe n’avait pas besoin de tout raconter. Elle devait porter le message clairement, donner aux soutiens un objet crédible à porter et rendre la campagne plus visible. Pour FREE GLEIZES, c’était précisément son rôle.
Article rédigé par Gilles
Fondateur de Hercules Merchandising, spécialiste du merchandising sportif personnalisé pour les clubs et organisations.