Dorothy a contacté Hercules Merchandise avec un projet d’écharpes qui sortait du cadre habituel du merchandising de club. Le brief ne portait pas sur des écharpes de supporters pour une équipe, ni sur un produit promotionnel destiné à un événement ponctuel. L’idée était d’utiliser le format de l’écharpe moitié-moitié, bien connu dans le football, comme un véritable produit créatif à part entière.
Dorothy est un studio créatif basé à Liverpool, avec une boutique en ligne consacrée à des prints, produits et objets artistiques orientés design. Son travail s’inspire souvent de la musique, du cinéma, de la littérature, de l’art et de la pop culture, en transformant des références familières en objets que l’on peut collectionner, exposer ou offrir. Ce projet d’écharpes s’inscrivait donc naturellement dans l’univers du studio. Les écharpes n’étaient pas de simples produits dérivés avec un logo ajouté. Elles étaient pensées comme des objets de design, créés pour s’intégrer à la boutique existante de Dorothy, à son activité d’exposition et à ses collections publiques.
Le studio souhaitait produire des écharpes jacquard personnalisées pour une exposition. Les écharpes devaient également être livrées rapidement pour permettre à Dorothy de les photographier, de préparer le site web et de lancer publiquement la collection sur sa propre boutique en ligne. Dès le départ, le projet avait donc un objectif à la fois commercial et visuel très clair.
Ce qui rendait le projet intéressant, c’était la manière dont Dorothy utilisait un format d’écharpe familier pour raconter une histoire très différente. Il s’agissait bien d’écharpes moitié-moitié, mais pas dans le sens classique du matchday. Au lieu d’opposer deux équipes de football, les designs jouaient avec de célèbres rivalités issues de la pop culture : The Battle of Britpop, The Battle of the Beatles et Coleen Vs Rebekah.
Un format d’écharpe moitié-moitié au-delà du football
L’écharpe moitié-moitié (appelée half-and-half en anglais) est fortement associée au football. Elle marque généralement une rencontre, une rivalité, une finale ou un moment précis de jour de match. Dorothy a repris ce langage visuel pour l’amener dans un univers plus orienté design.
Ce déplacement faisait sens pour la collection. Les produits conservaient la structure divisée que l’on reconnaît dans les écharpes de football, mais les sujets venaient de la musique, de la culture people et de drames publics. Le résultat était un produit familier dans son format, mais ludique et inattendu dans son contenu.
La collection publique de Dorothy comprenait trois designs. The Battle of Britpop revenait sur Blur contre Oasis en 1995, lorsque les deux groupes ont sorti des singles le même jour, déclenchant l’une des batailles de charts les plus célèbres de l’histoire de la musique britannique. The Battle of the Beatles se concentrait sur John contre Paul en 1971, après la rupture publique du groupe et les échanges juridiques et lyriques qui ont suivi. Coleen Vs Rebekah reprenait l’affaire Wagatha Christie, cette querelle moderne de pop culture qui s’est jouée publiquement et devant les tribunaux.
Cette sélection donnait aux écharpes une vraie dimension éditoriale. Il ne s’agissait pas de simples objets décoratifs. Chaque écharpe portait une référence que les gens pouvaient reconnaître, discuter et sur laquelle ils pouvaient choisir un camp. En ce sens, la structure moitié-moitié remplissait une vraie fonction. Elle transformait chaque écharpe en objet de design avec une conversation déjà intégrée.
Pour Hercules Merchandising, le projet montrait comment les écharpes personnalisées peuvent dépasser leur usage sportif traditionnel. Le format conserve toute la force d’une écharpe : taille, texture, couleur et visibilité. Dorothy a utilisé ces qualités pour créer un produit retail et d’exposition, plutôt qu’un article destiné à une boutique de club ou à un stade.
Créer des écharpes pour la photographie, le retail et le lancement
Le projet de Dorothy avait une pression différente de nombreux projets de merchandise événementiel. Les écharpes devaient être réussies non seulement en main, mais aussi en photo, sur les pages produit et dans le cadre d’un lancement public de collection.
C’est important, car une écharpe vendue comme produit de design est jugée différemment d’un article distribué lors d’un événement. Les espacements, les couleurs et la finition doivent résister à une observation plus attentive. Dorothy en était conscient tout au long du projet. L’équipe voulait que les pièces finales restent aussi proches que possible du proof initial.
Ce niveau d’attention est essentiel dans le merchandise orienté design. Lorsqu’un client a une idée visuelle forte, le processus de production doit la protéger. Le rôle n’est pas de réinterpréter l’artwork, mais de le traduire en produit tricoté tout en conservant l’équilibre, le rythme et l’intention du design.
Le timing jouait également un rôle. Les écharpes étaient nécessaires avant une exposition, avec suffisamment de temps pour que Dorothy puisse les recevoir, les photographier et préparer les pages produit en ligne avant le lancement. Elles n’étaient donc pas simplement livrées comme du stock. Elles faisaient partie d’un calendrier de lancement plus large.
Pourquoi les écharpes jacquard avaient du sens pour ce projet
Dorothy a comparé plusieurs options d’écharpes avant de définir la direction finale. L’équipe appréciait le toucher plus doux et plus extensible de l’écharpe de football HD, mais pour cette collection, le jacquard s’est révélé être le meilleur choix.
Ce choix correspondait bien au projet. Les écharpes jacquard conviennent particulièrement aux idées graphiques fortes, à la typographie, aux motifs répétitifs et aux designs qui bénéficient d’un rendu tissé et tactile. Pour une collection d’écharpes moitié-moitié, elles apportent aussi le bon degré de familiarité. Le produit reste connecté à la culture traditionnelle de l’écharpe, même lorsque le sujet se déplace vers la musique, la pop culture et les rivalités publiques.
Le choix de production a également permis de relier les trois designs entre eux. Chaque écharpe avait sa propre référence culturelle, mais le format commun, l’approche des fils et la finition permettaient à l’ensemble de fonctionner comme une collection cohérente.
C’était un point important, car Dorothy ne développait pas un produit isolé. Les écharpes devaient fonctionner comme des designs individuels, mais aussi comme une petite collection préparée pour la photographie, l’exposition, la boutique en ligne et le lancement public.
Du produit d’exposition à l’intérêt de stockists
Après la production, Dorothy a lancé publiquement les écharpes moitié-moitié sur son propre site web. Le client a écrit plus tard, traduit ici en français : « Nous venons de lancer les écharpes moitié-moitié que vous avez produites pour nous, elles sont superbes ! 🙂 »
C’était le résultat le plus clair de la première phase du projet. Les écharpes étaient passées du concept à la production, puis à la photographie, aux pages produit et au lancement public.
L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Après le lancement, Dorothy est revenu vers nous pour demander un devis pour davantage d’écharpes d’un même design, The Battle of the Beatles. Un stockist avait manifesté son intérêt pour en prendre une partie. Ce détail est intéressant, car il montre que les écharpes fonctionnaient au-delà du besoin initial lié à l’exposition.
Pour un studio créatif, l’intérêt d’un stockist peut être un signal important. Cela signifie que le produit n’est pas seulement pertinent en interne ou réussi visuellement sur un site web. Il a aussi le potentiel de fonctionner comme objet retail, qu’un autre revendeur peut imaginer intégrer à son assortiment.
C’est à ce moment-là que le merchandise personnalisé peut devenir plus qu’une dépense de projet. Lorsqu’un produit est suffisamment fort, il peut soutenir un lancement, créer du contenu, s’inscrire dans une collection et ouvrir de nouvelles possibilités commerciales.

Ce que les autres marques créatives peuvent apprendre des écharpes de Dorothy
Le projet de Dorothy est un bon exemple de la manière dont des écharpes jacquard personnalisées peuvent être utilisées comme objets de design plutôt que comme merchandise classique. Le format de l’écharpe était familier, mais le concept en changeait le sens.
C’est la principale leçon pour les studios, marques culturelles, artistes et retailers. Une écharpe n’a pas besoin d’appartenir uniquement aux clubs de football ou aux événements sportifs. Bien utilisée, elle peut porter une idée, marquer une référence culturelle, accompagner une exposition ou devenir partie intégrante d’une collection de produits.
L’essentiel est de comprendre ce que l’écharpe doit faire. Pour Dorothy, elle devait fonctionner visuellement, être facile à photographier, rester crédible comme produit retail et tenir sur trois designs différents. Le format, le choix des fils, les espacements et la finition devaient tous servir cet objectif.
Pour Hercules Merchandising, ce projet rappelait que certains des travaux les plus intéressants autour de l’écharpe naissent en dehors des catégories attendues. Une écharpe moitié-moitié peut toujours porter l’énergie d’une rivalité, mais cette rivalité n’a pas besoin de venir du football. Elle peut venir de la musique, de la culture, des célébrités, de l’histoire ou de toute autre histoire où les gens comprennent immédiatement les deux camps.
Si vous développez une collection d’écharpes pour une exposition, un lancement retail ou un projet culturel, vous pouvez discuter des options avec Hercules Merchandising via notre page de contact.
Crédit photo : Dorothy
Article rédigé par Lea
Cheffe de projet pour le Royaume-Uni et l’Allemagne